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L e s c o u r o n n e s d e s l e t t r e s


D'où viennent les couronnes des lettres ?
Dans le Traité Ména'hot, Page 29, Folio 2, nous lisons : Lorsque Moché monta dans les sphères célestes, Il trouva D-ieu « assis » et en train d'attacher des couronnes aux lettres, des Taguines comme l'explique Rachi . Il Lui dit : Maître du monde ! Qui t'empêche de donner la Thora ? Nous explique Rachi : Ce que Tu as écrit , car Tu dois encore ajouter des couronnes sur les lettres. Il lui répondit : Un homme du nom de Âkiva Ben Yossef viendra après plusieurs générations et interprètera une profusion de lois sur chaque point de lettre ( Kots ) comme il est dit : kéwoutsotaw taltal-lim .
Moché demanda à l'Éternel : Maître du monde, montre-le moi! Il lui dit : Retourne-toi! Il alla et s'assit à la fin de huit rangées et ne comprit pas ce que disait Rabbi Âkiva . Il s'affaiblit. Quand Rabbi Âkiva arriva au sujet en question, ses disciples lui dirent : Rabbi ! A qui te réfères-tu ? Il répondit : « Halacka léMoché miSinaï » : C'est une loi dictée à Moché au Sinaï. Moché s'apaisa. Il se tourna vers D-ieu et Lui dit : Tu as un tel homme, et Tu donnes la Thora par moi ? La réponse de D-ieu : « Tais-toi ! Ainsi est-il monté dans Ma Pensée ».
Tout ce passage est obscur : Moché Rabbébou , le plus humble des hommes, ignore de quoi Il parle et de plus, Il entend que l'on cite une loi en Son nom, Il retrouve immédiatement sa sérénité ?
Cela mérite approfondissement : Que représente le sujet des kotsim que Rabbi Âkiva commentait sur chaque point de lettre ? De plus, comment peut-on commenter des points de lettre alors que chacune des lettres CHAÂTNEZ GUATS doit être ornée de trois couronnes ?
Que signifie la notion d'attacher, quant à l'écriture des couronnes ?
Le Ari Zal souligne : Toutes les écritures sont valables (Écriture achkénaze, sépharade et d'Érets Yisraël ) pourvu que l'on soit très vigilant quant aux Taguines (Qaf Ha'hayim au nom de Chiv'hé haAri Zal).
L'on pourrait expliquer le thème des Taguines au vu de la Michna (dans le Traité 'Haguiga ) : Les lois de Chabbat sont comme des montagnes suspendues à un cheveu, peu de lecture et beaucoup de Halacka .

Explication : Dans les lettres de la Thora , sont cachées des lumières qui ont trait à d'innombrables et profondes halackotes et l'homme avisé sait y puiser ; ( Proverbes 20 : 6 ) et donc par l'entremise des Taguines , l'on peut tirer et extraire une profusion de lois et par là il y a lieu d'affirmer que dans les lettres de la Thora de la Paracha de Chabbat , sont dissimulées des montagnes de lois, et sont suspendues à un cheveu : ce sont les couronnes attachées aux montagnes précitées, et par les Taguines , nous pouvons tirer ces nombreuses halackotes contenues dans peu de lecture.
Et c'est cela le sujet que D-ieu était assis et attachait des couronnes aux lettres c'est-à-dire les Taguines qui sont à l'instar d'un fin cheveu, conformément à l'expression de Maïmonide . Il attache les montagnes aux cheveux pour sortir les montagnes suspendues à ces cheveux afin d'apporter les lois qui y sont cachées.
Par ce travers, on pourrait donner la raison pour laquelle Moché Rabbénou n'avait nullement recours aux Taguines contrairement à Rabbi Âkiva : car Moché Rabbénou comprenait les montagnes dissimulées dans les lettres sans l'appui des Taguines attachés à ces montagnes pour les extirper alors que pour Rabbi Âkiva cela était quasiment impossible sans l'aide des Couronnes.
A quoi la chose ressemble ? A une personne qui aurait un ustensile dans une cave. Si la maison est allumée, il accèdera directement à cet ustensile ; si par contre, la maison est sombre et obscure, il faut tâter tous les ustensiles jusqu'à ce qu'elle parvienne à l'objet désiré.
Il en va de même pour les livres des premiers Sages qui sont simples et vont droit au but ; il en est autrement pour les livres des derniers Sages, il faut arriver à la conclusion par des discutions non pas à cause de leur grandeur intellectuelle mais en raison de la petitesse des générations.
Par ce biais, il est possible de comprendre la différence entre Moché Rabbénou et Rabbi Âkiva : Moché Rabbénou savait sans nul doute par la clarté transparente tandis que Rabbi Âkiva arrivait au même résultat par des discutions animées et à l'aide des Taguines . Lorsque Moché Rabbénou vit comment Rabbi Âkiva était assis et interprétait, Il ne saisissait pas ses paroles en raison de la complication des choses et du chemin sinueux qu'Il empruntait pour parvenir à ses buts. Mais puisqu'Il y arrivait, ses élèves Lui posèrent la question : D'où tires-Tu cet enseignement ? Il répondit : « Halacha léMoché miSinaï ». Moché retrouva aussitôt sa bonne humeur c'est-à-dire qu'Il fut conscient du phénomène, mais Il ignorait que les générations avenir, à cause de leur décadence, devaient franchir la barrière avec autant de difficulté ; s'il en est ainsi, on se doit incontestablement de faire des Taguines pour ceux dont la compréhension reste inaccessible sans Taguines .
C'est pour cela, qu'à juste titre, le Ari Zal écrivit qu'il faut redoubler de vigilance quant aux Taguines pour bien signifier que le grand principe de ces dernières générations réside dans la précision des Taguines , bien qu'au regard du dine , il se pourrait qu'ils ne constituent pas une barrière, pour la majorité des Décisionnaires en matière de Halacka .

Il nous reste désormais à comprendre la différence entre un Tague et un autre, et l'interprétation appropriée par plusieurs voies :
VOIE I
Nous trouvons dans les Tikouné Zohar (
Tikoun 21) que la section des Téfiline renferme vingt-et-une fois le Nom
de D-ieu vis-à-vis des vingt-et-un Taguines/Couronnes que comportent les
lettres CHAÂTNEZ GUATS, c'est-à-dire que chaque Tag convient à un Nom
et comme signe mémo technique 21 21 21 ; il serait nécessaire d'approfondir
un peu
Par exemple, dans le mot « Béréchit », sur le Chine il y a trois
Taguines et chaque Tag présente une autre intention qui ne concerne que
le mot « Béréchit » et les trois premiers Noms de la section
des Téfiline ; il y a lieu de commenter : quel rapport y a-t-il
entre ce Nom et ce Tag de la lettre et mot unique ? Et c'est ce qu'ont
signifié nos Sages dans le Traité Kidouchine, Page 35, Folio 1 :
Toute la Thora entière a été comparée aux Téfiline ; on peut dire,
pour la deuxième intention, que cela concerne même cela, à savoir que
par les Noms mentionnés dans les Téfilline la possibilité nous est offerte
d'interpréter tous les Taguines de toute la Thora entière et toute personne
qui étudie avec les Téfiline pourrait comprendre plus la profondeur du
sujet : Ainsi ont affirmé nos Sages dans le Midrach : Tout celui
qui met les Téfiline, Je considère comme s'ils avaient médité dans la
Thora jour et nuit c'est-à-dire que par l'influence des Noms consignés
dans les Téfiline, on est en mesure d'extraire et de saisir une profusion
de Halachotes suspendues à un cheveu.
Le « Béné Yissachar » nous a révélé une allusion : Les sections
des Téfiline renferment autant de mots que la valeur numérique de Tag
(403).
Voici la chronologie des Taguines selon les Tikouné-Zohar précités :
C H I N E

1) « Waïdab-bér Adonaïél Moché lémor » : D-ieu parla à Moché en ces termes.
2) « Hossi Adonaï étchém miz-zé » : L'Éternel vous a fait sortir d'ici.
3) « Wéhay-ya qi yébi-acha Adonaï él éresse haq-qénaâni wéha'hit-ti …Lorsque l'Éternel t'aura fait entrer dans le pays du Cananéen, du ‘Hithéen…
 Y I N E

4) « Oubayome hach-chébi-ï ‘har l Adonaï » : Le septième jour, fête en l'honneur de l'Éternel.
5) « Baâbour zé âssa Adonaï li » : C'est pour cela que l'Éternel a agi en ma faveur.
6) « Lémaâne tihyé Thorat Adonaï béficha » : Afin que la doctrine de l'Éternel reste dans ta bouche
T É T H

7) « Qi béyad ‘hazaka hossi-acha Adonaï mimisrayim » : Car, d'un bras puissant, l'Éternel t'a fait sortir de l'Égypte.
8) « Wéhay-ya qi yébi-acha Adonaï él éresse haq-qénaân » : Lorsque l'Éternel t'aura introduit dans le pays du Cananéen.
9) « Wéhaâbarta qol pétér ré'hém l Adonaï » : Tu céderas à l'Éternel toutes prémices des entrailles.
N O U N E

10) « Achér yihyé lécha haz-zécharim l Adonaï » : Tout premier-né des animaux qui t'appartiendront, s'il est mâle, sera à l'Éternel.
11) « Wéamarta élaw bé'hozék yad hossi-anou Adonaï mimisrayim mib-béte âbadim » : Tu lui répondras : « D'une main toute puissante, l'Éternel nous a fait sortir d'Égypte, d'une maison d'esclavage.
12) « Way-yaharor Adonaï qol béchor » : L'Éternel fit mourir tout premier-né.
Z A Y I N E

13) « Âl qéna ani zobéya'h l Adonaï » : C'est pourquoi j'immole au Seigneur.
14) « Qi bé'hozék yad hossi-anou Adonaï mimisrayim » : Car, d'une main toute puissante, l'Éternel nous fit sortir d'Égypte.
15) « Chéma^ Yisraël Adonaï Élohénou » : Écoute Ô Yisraël, l'Éternel notre D-ieu.
G U I M E L

16) « Adonaï é'had » : l'Éternel est Un.
17) « Wéahabta éte Adonaï » : Et tu aimeras l'Éternel.
18) « Léahaba éte Adonaï » : Pour aimer l'Éternel.
S A D É

19) « Wé'hara af Adonaï bachém » : Et la colère de D-ieu s'enflammera contre vous.
20) « Méâl haaresse hat-toba achér Adonaï noténe lachém » : De la bonne terre que D-ieu vous donne.
21) « Achér nichba^ Adonaï laabotéchém » : Que D-ieu a juré à vos ancêtres.
C' est pourquoi, dans le Chine de « Béréchit », au niveau du premier Tag , coïncide avec le premier Nom dans les Téfiline : D-ieu parla à Moché en ces termes : Consacre-Moi tout premier-né. « Béréchit » pour Yisraël qui sont appelés « Réchit /Prémice », s'Ils acceptent la Thora , soit ! Et sinon, Je réduirai le monde à la solitude et chaos et cela est sous-entendu dans le Chine , allusion au « Chichi béSivane / Le six du mois de Sivane.
Le deuxième Tag de « Béréchit » : L'Éternel vous fit sortir d'ici : connotation à la sortie de « chichim rib-bo /six cent milles.
Le troisième Tag de « Béréchit » vis-à-vis de : Lorsque D-ieu t'aura introduit dans le pays du Cananéen, signe à ce que Rachi rapporte : Pour quelle raison la Thora commence-t-elle par Béréchit ? Allusion à la conquête de la terre des sept peuples : La puissance de Ses hauts faits, Il l'a révélée à Son peuple, en lui donnant l'héritage des nations ( Psaumes 111, Vers. 6 ) et cela se produit par le Chine des Téfiline comme il est dit : Et tous les peuples de la terre verront que le Nom de l'Éternel est invoqué sur toi et ils te redouteront ( Deutéronome 28 :10) ; on a appris dans une Braïta : Rabbi Éliêzer le Grand dit, ce sont les Téfiline de la tête.
Voilà donc trois intentions différentes dans le Chine de « Béréchit » , selon les Taguines qui se rapportent aux trois premiers Noms des Téfiline .
VOIE II
Aussi , faut-il signifier que Rabbi Âkiva interprétait aussi bien les grands Taguines que les petits que l'on trouve dans la Tradition comme dans les Téfiline qu'a écrit le CHIMOUCHA RABBA . Il est rapporté dans le Rambam et le Tour , qu'il existe différentes dimensions de Taguines . Certains pensent que le non respect de ces dimensions constitue une entrave à la cachroute de la Mézouza ou des Téfiline .
VOIE III
Ou, il y a lieu de dire que cela fonctionne d'après le Méiri qui soutient que pas forcément chaque lettre de CHAÂTNETS GUATS est Couronnée si ce n'est à l'endroit, accepté par la Tradition. Aussi ai-je vu des Sifré-Thora anciens avec des Taguines particuliers, comme l'a écrit le Méiri ; et ainsi apparaissent les paroles du Rambam dans les Halachotes de Mézouza à savoir que le premier CHINE seulement nécessite des Couronnes ainsi que toute la première fois que l'on rencontre CHAÂTNETS GUATS, à la différence que dans les mots « Totafote » et « Mézouzotes », on les couronne toutes ainsi que le dernier Tsadé .
VOIE IV
De surcroît, il est une différence entre un Tag qui apparaît sous la forme de la lettre VAV et un Tag qui apparaît sous la forme de la lettre ZAYINE comme l'on trouve dans les Tikouné-Zohar un changement de formes : Par conséquent, c'est à très juste titre que Rabbi Âkiva a commenté la différenciation de forme des Taguines selon la Tradition.
VOIE V
De plus, on pourrait affirmer d'après ce qui est écrit : « êna-yich béréchote bé'héchbone » : « Tes yeux sont comme les piscines de ‘Hesbon » ( Cantique des Cantiques Chap. 7 vers. 5), les exégètes ont dit : En tout lieu où le sujet paraît faible à tes yeux, contemple le ‘héchbone /Compte de la valeur numérique, peut-être trouveras-tu l'explication de la chose ( Séfér Hak-kadoch Zéra^ Kodéch de Marane Rabbi Nissim Tsadok de Rafchits Zatsal ) ; le compte des Taguines se résume à 3 x 7 ( 21 ) : Il en résulte que l'on peut ajouter à toutes les couronnes encore 21. Par exemple, CHÉMA^ a pour compte 410, et avec les Taguines , on rajoute encore 42 donc 452 : 410 + 21 +21 (452). Il en ressort qu'avec les Taguines , il y aurait plusieurs comptes à commenter.
VOIE VI
Le Grand Prêtre observait les lettres du pectoral et voyait des choses stupéfiantes. Dans les Taguines sont en insinuation les OURIM WÉTOUM-MIM ( Oracle ) que renfermait le pectoral.
Ainsi, le Grand Prêtre interprétait les lettres qui brillaient dans le pectoral, et quelques fois Il s'approfondissait dans la consonance de la lettre : Par exemple, la lettre Aleph a pour valeur numérique 1 et dans sa consonance 111 et dans la consonance de sa consonance Aleph Laméd Pé 286 etc, jusqu'à l'infini ( Se référer à Michnat ‘Hassidim au début de son livre et ainsi a dit le Baâl Chém Tov ).
Même les Taguines possèdent un compte de valeur numérique qui est Zayine ; et les Cabbalistes ont écrit qu'il serait adéquat de penser le chiffre Zayine Zayine Zayine sur toute l'écriture des Taguines .
Et sachez que les OURIM WÉTOUM-MIM sont inclus dans les Taguines car, au même titre que les vingt-et-un Taguines ont un lien indéfectible avec les vingt-et-un Noms figurant dans les Téfiline comme précité dans les Tikouné-Zohar , ainsi sont-ils intimement attachés au Nom ÉHYÉ qui a pour valeur vingt-et-un, comme expliqué dans Chaâr Haq-qawanotes .
Voici que trois Taguines totalisent la valeur de ÉHYÉ , puisque 3 x 7 ( 21) dont le mil-louï ( consonance ) est 143.
1) Le mil-louï des Taguines Zayine Zayine Zayine équivaut à 201.
2) Et avec le mil-louï du mil-louï donc 3 fois Zayine Youd Noune , on obtient 579.
3) Et avec de nouveau un mil-louï Zayine Youd Noune , Youd Vav Dalét , Noune Vav Noune trois fois, on arrive à 2655.
4) Et avec plus de mil-louï 9000.
Et sachez que le Saint Nom ÉHYÉ dans sa consonance totalise 143, et avec le mil-louï des Taguines précités ( 9000 ) on parvient au Nom Âb , 9143 * : Par conséquent, les Taguines sont en qualité de OURIM WÉTOUM-MIM tant soit peu, qui est le Nom Âb.
* ( Wayissa : 2672 ;
Way-yabo : 3043 ; Way-yét : 3428 en
somme 9143.
( Voir Rachi Traité Soucca Page 45, Folio 1 )
Il est écrit : « Wénatat-ta él ha'hochène ham-michpate éte haourîm wééte hat-toum-mîm : Tu ajouteras au pectoral du jugement les ourîm et les toum-mîm (Exode 28 : 30), et par ailleurs : « Way-yitène él ha'hochène éte haourîm wééte hatoum-mîm : Il posa sur lui le pectoral, et ajouta au pectoral les ourîm et les toum-mîm (Le Lévitique 8 : 8) : Rachi explique qu'Il plaçait le Nom Ineffable de D-ieu inscrit ( CHÉM HAM-MÉFORACH ) dans les plaquettes du pectoral (Ainsi en ressort-il de la traduction de Yonathane ).
Il s'agit du Nom ÂB ( Baâl Hatourim ) et ce même Nom est rapporté par Rachi dans le Traité Soucca , Page 45, Folio 1 et dans le Saint Zohar Page 234 : « Éte haourîm » c'est le Nom MAB , « Wééte hatoum-mîm » c'est celui de ÂB , et non pas comme le Ibène Ëzra qui explique qu'il s'agit d'une forme en or et en argent que les astrologues concevaient pour savoir par eux la volonté du questionneur. Car s'il en était ainsi, pourquoi n'est-il pas écrit : Et il fit les ourîm , etc ( Rambane ) et non plus comme a commenté le Rambam que le pectoral lui-même est appelé ourîm wétoum-mîm ou les pierres du ‘hochène , et le fait qu'il manquait dans le deuxième Temple ( Traité Yoma , Page 21) : c'est-à-dire l'Inspiration Divine. Quant à ce qu'il est dit : « Il ajouta au pectoral les « ourîm » c'est-à-dire les pierres, et celà semble difficile à la compréhension car il est déjà dit : « Tu le garniras de pierreries enchâssées (Vers. 17).
Le Rambane a écrit que le Grand Prêtre se tenait en face de l'Arche et méditait sur ces Noms précités et ceux-ci éclairaient ses yeux car les lettres apparaissaient proéminentes (Conformément à l'opinion de Rabbi Yo'hanane ) et Il méditait davantage et les lettres se transformaient en toum-mîm de sorte que le cœur du Cohen intègre une compréhension parfaite du sujet par l'association des lettres et c'est le niveau d' Inspiration Divine dans son cœur.
Et il faut savoir que la différence entre l'Inspiration Divine ( Rouwa'h Hak-kodéch ) et la Prophétie ( Nébou-a ) est explicitée dans les Écrits du Ari Zal ( Chaâr Rouwa'h Hak-kodéch Michémona Ché-ârim ) : La prophétie émane de la Présence Divine , si l'on peut s'exprimer ainsi , et l'Inspiration Divine de l'Esprit d'un Saint Supérieur qui vient et parle avec l'homme, lui révélant quoi faire. Par voie de conséquence, faut-il dire ici qu'au moment où le Grand Prêtre méditait sur le Nom ÂB , les âmes de Grands Saints accouraient et dévoilaient au Cohen comment s'orienter vers la vérité. Quelles âmes se présentaient ? Peut-être étaient-ce les âmes des Patriarches et des Tribus inscrits sur les pierres du pectoral. Il s'avère que sur chaque pierre étaient inscrites six lettres et en tout et pour tout soixante-douze lettres vis-à-vis du Nom ÂB (L'Inspiration Divine s'est manifestée dans le lieu d'étude du Rambam pour dire que les pierres du pectoral sont les OURIM WÉTOUM'MIM ).
Également, le manteau avait soixante-douze clochettes et grenades ; nous retrouvons cette corrélation à propos des OURIM , des PIERRES du PECTORAL et du MANTEAU.
Pour quelle raison attribue-t-on le Nom ÂB aux OURIM WÉTOUM- MIM ? Il y a lieu de répondre que ce Nom se divise en deux parties : Trente-six de droite et trente-six de gauche ( Se référer au Zohar , Fin du deuxième livre et se reporter à Rachi , Traité Soucca , Page 45, Folio 1, concernant le commentaire de « Ani wahou hochi-â na ».
AUTRE VERSION
Lorsque Moché Rabbénou monta dans les sphères célestes, Il vit que l'Éternel retardait le don de la Thora jusqu'à ce qu'Il aie attaché les Couronnes de CHAÂTNEZ GUATS qu'était appelé un jour Rabbi Âkiva à en dégager le sens profond. Moché demanda à savoir comment Moché Rabbénou demanda de voir la récompense réservée à Rabbi Âkiva . D-ieu Lui répondit : « Recule (de dix rangées ) » et Il Lui montra comment on Lui arrachait la peau avec des peignes de fer et l'on pesait sa chair en un endroit des bouchers qui s'appelait makouline (cela demande explication) ; sur le champ, Moché interroge : Est-ce là la Thora et sa récompense ? L'Éternel Lui répondit : « Tais-Toi ! Ainsi est-il monté dans la Pensée devant Moi (Jusqu'ici dans le Traité Ména'hote , Page 29, Folio 2, et cela nécessite approfondissement, pourquoi l'Éternel montra-t-Il à Moché la tragique mort de Rabbi Âkiva lorsqu'Il Lui demande à propos de sa récompense ?
Nous lisons dans le Traité Bérachote , Pape 61, Folio 2 : Lorsqu'on sortit Rabbi Âkiva pour le tuer, Il acceptait sur Lui le joug de la Royauté du Ciel ; ses disciples lui demandèrent : « Âd qane ? Le Roch ( Rabbénou Achér ) explique que la question des élèves était que celui qui souffre est exempté de la lecture du CHÉMA^. Il leur retourna : « Toute ma vie je me souciais quand se présentera à moi l'opportunité de me livrer pour la sanctification du Nom de D-ieu ? (Pour accomplir : « Tu aimeras l'Éternel ton D-ieu de toute ton âme : même s'Il prenait ton âme) et à présent que j'en ai l'occasion, ne vais-je pas l'accomplir ? Et Il commença à lire le CHÉMA^ pendant qu'on Lui arrachait sa peau avec des peignes de fer et sa pure âme sortit avec É'HAD. Une Voix Céleste sortit et dit : « Heureuse Ta Part Rabbi Âkiva que ton âme est sortie avec É'HAD. Les Anges de service dirent devant Dieu : « Est-ce là la Thora et est-ce là Sa récompense ? (Même question soulevée par Moché sur le Mont Sinaï). N'est-il pas écrit : « Mimtim yadécha Hachém » : Par Ta Main, Ô Éternel, sauve-moi de ces gens…( Pourquoi doit-Il mourir entre les mains d'étrangers ? Et précédemment, il est écrit : Par Ton glaive, sauve ma vie du méchant). D-ieu leur répondit : « ‘Hélqam ba'hayim » : Qui jouissent largement de la vie (Fin du verset) ; une Voix Céleste se fit entendre et proclama : « Heureuse Ta Part, Rabbi ÂKIVA ! Car Tu es promis pour le Monde Futur ! Cela mérite réflexion de Sa Réponse.
En guise de réponse, après la promulgation de la Thora , au travers des Taguines , a été enrichie la partie Drach ( Commentaires ) de la Thora , car chaque Tag est à l'instar d'une petite lettre ( Comme des vavines ( Tikouné-Zohar ). C'est pour cela, que les décisionnaires ont écrit de veiller à la connexion des Taguines au corps des lettres et qu'ils n'en soient pas séparés de manière à paraître comme des lettres supplémentaires entre les lignes (Voir Choul'hane Ârouch Chap. 32 et 36) .Et nos Sages de commenter (Traité Yibamote Page 5, Folio 2) : CHAÂTNEZ : CHOUWA^ WÉTAWOU WÉNOUZ /On Lui arracha la chair avec des peignes de fer ( Rachi ) ; il nous faut comprendre comment ajoute-t-on autant de vavines (Pour commenter CHA^ de CHAÂTNEZ c'est CHOUWA^, TÉTH c'est WÉTAWOU, NAZ c'est WÉNOUZ ? Il faut préciser que l'on interprète les Taguines qui sont des lettres supplémentaires, et à cet effet, avec l'association des autres Taguines , l'on peut composer le mot « Masrék » : peigne ( comme il a été commenté : les crochets des piliers, comme la forme de pieux et de même la lettre « hé » a la forme d'une galerie fracturée et celle du « h'éte » la bosse d'un chameau (Traité Chabbat Page 103, Folio 1).
C'est pour cela, qu'après le don des Taguines , a été conféré un grand espace de commentaires et une profusion de halackotes (Lois).
Nos Sages rapportent au nom du Ari Zal : « L'étranger qui sera chez toi s'élèvera de plus en plus au-dessus de toi » ( Deutéronome 28 :43), il s'agit de Rabbi Âkiva qui interpréta les Taguines au-dessus des lettres à un niveau très supérieur ( Ma^la ma^la ).
A la lumière de ce qui précède, lors de la mort de Rabbi Âkiva , les Taguines qui couronnaient les lettres vinrent et se transformèrent comme en un peigne de fer et Il rendit l'âme par baiser, par les Taguines et non par les Romains. A ce propos, les anges de service s'étonnèrent : « Est-ce là la Thora (Pour avoir commenté une profusion de halackotes sur chaque Tag ) et est-ce là sa récompense (Pour mourir de la main d'étrangers) ? Suit la Réponse de l'Éternel : « H'élqam bah'ayim » : Qu'Il a été rappelé d'une mort de baiser ( Mitate néchiqua ) par les Taguines et non par les non-Juifs ; au même titre que Moché s'exclama : Est-ce donc ceci la Thora et sa récompense ? Il Lui répondit : « Ainsi est monté dans la Pensée (Ce sont les Taguines ) devant Moi.
Et en cela, pourrions-nous expliquer le motif pour lequel D-ieu ordonna-t-Il à Moché de reculer de dix rangées ? Cela fait allusion à QÉTÉR MALCKOUT / La Couronne de la Royauté qui vient à la fin des Attributs ( Séfirotes ) et de là-bas tirent leur origine les Taguines qui sont des Couronnes. De même MAKOULINE a pour même valeur QÉTÉR MALCKOUT en chiffre « kidmi » ou de huit rangées : C'est également Malckout de l'attribut de Daâte comme il est connu.